SYSTAC 2 de la BEAC et perturbations bancaires en zone CEMAC

Chaos bancaire en zone CEMAC : La BEAC sème la panique avec son nouveau système

Mis en service le 3 août, SYSTAC 2 devait moderniser les paiements dans la CEMAC. Les perturbations qui accompagnent son lancement affectent désormais certaines opérations bancaires.

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Entré en vigueur le 3 août dernier, le nouveau système de télé-compensation SYSTAC 2 de la BEAC plonge les banques de la zone CEMAC dans le chaos. Entre retards de traitement et discours lénifiants de technocrates déconnectés, les entreprises et les citoyens font les frais d’une transition numérique improvisée qui paralyse l’économie sous-régionale.

Par OLBIF

La promesse d’un prétendu bond en avant technologique s’est transformée en cauchemar opérationnel pour l’ensemble des acteurs économiques de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Vanté comme une révolution modernisatrice censée remplacer une infrastructure vieille de dix-huit ans, le système SYSTAC 2 de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) accumule les dysfonctionnements depuis son lancement.

Sur le terrain, les conséquences sont immédiates et délétères. Les opérations bancaires ordinaires, à l’instar de la compensation des chèques, s’éternisent dans les méandres d’une plateforme défaillante. Les entreprises, dont la survie dépend de la ponctualité des règlements de leurs clients et partenaires, se retrouvent asphyxiées par des retards de trésorerie inadmissibles.

Des promesses d’avenir pour masquer les échecs du présent

Face à la grogne montante des usagers et des établissements de crédit, la réponse de l’institut d’émission confine au mépris. Dans un communiqué aussi aseptisé que déconnecté, la BEAC tente de minimiser la crise en évoquant une « transition maîtrisée » et des « réglages » inévitables. Un eufémisme bureaucratique pour masquer une incompétence crasse dans la gestion du changement.

Pire encore, les carences techniques de l’outil sautent aux yeux : le module tant vanté des paiements instantanés brille par son inopérationnalité et est renvoyé à une hypothétique mise en service ultérieure. Loin de s’émouvoir de ces ratés majeurs qui pénalisent l’économie réelle, l’appareil dirigeant de la banque centrale persiste et signe, annonçant déjà le renouvellement du système des gros montants (SYGMA V2), comme si multiplier les chantiers pharaoniques pouvait absoudre l’incapacité chronique à maîtriser les dossiers en cours.

En s’obstinant à ériger des façades numériques déconnectées des urgences populaires, la technocratie de la BEAC démontre une fois de plus son incapacité à servir l’intérêt général. Lorsque les institutions se repaissent d’autosatisfaction alors que l’économie étouffe sous les dysfonctionnements, c’est l’ensemble de la sous-région qui paie le prix fort de cette faillite systémique permanente.

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