
Corruption : La Guinée équatoriale tente de blanchir son hôtel de la honte devant la CIJ
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L’impudence du régime de Malabo ne connaît manifestement pas de limites. Le 4 juillet dernier, la Guinée équatoriale, dirigée d’une main de fer par Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, ose à nouveau défier le droit international en saisissant la Cour internationale de justice (CIJ). L’objectif ? Récupérer un somptueux hôtel particulier parisien de l’avenue Foch, symbole éclatant de l’enrichissement illicite et de l’impunité d’une élite prédatrice.
Par OLBIF
Ce bien, tapissé de dorures et de marbre, est la propriété de Teodorin Nguema Obiang, fils du président et vice-président du pays, déjà condamné en 2021 par la justice française pour blanchiment d’argent, abus de biens sociaux, corruption et détournement de fonds publics. Une fortune bâtie sur le pillage systématique des richesses d’une nation dont la majorité des citoyens survit avec moins de deux dollars par jour.
La stratégie de Malabo est aussi cynique qu’abusive : prétendre que cette forteresse d’origine douteuse est une mission diplomatique, devant bénéficier de l’immunité prévue par la Convention de Vienne de 1961. Une tentative désespérée, selon Paris, de légitimer un «écrin pour les fastes privés du tout-puissant fils du président Obiang«. Ce stratagème avait déjà été balayé en 2018 par la CIJ elle-même, qui avait débouté Malabo sur le fond, estimant qu’aucun usage diplomatique de l’immeuble n’était établi.
Comment ne pas s’indigner devant cette énième manœuvre d’un régime qui, après avoir affamé son peuple pendant près d’un demi-siècle, se pose en victime ? Malabo se comporte tel ce «voleur audacieux qui attaque la police pour avoir osé lui reprendre son butin«. Pendant que Teodorin Nguema Obiang s’offrait yachts et Lamborghini avec l’argent du pétrole national, où était la justice française ? La vérité, amère, est que la France, comme d’autres puissances, ferme trop souvent les yeux sur cette corruption flagrante tant que ses intérêts (ventes d’armes, pétrole à bas coût) sont garantis. L’argent, fruit de ce pillage, aurait dû être gelé, les complices poursuivis, et surtout, les fonds restitués au peuple équato-guinéen, et non pas engloutis dans les budgets d’États tiers.
Ce nouvel arbitrage explosif est un test crucial pour la CIJ. La justice internationale a l’opportunité de faire comprendre, une bonne fois pour toutes, à ces «ploutocrates» de Malabo que même l’immunité diplomatique n’est pas un bouclier pour piller un pays et dissimuler le butin dans des paradis fiscaux, ou sous le nez d’une capitale européenne. Le verdict dira si la CIJ choisit de restaurer la primauté du droit ou de «servir de paravent à une élite prédatrice». Le peuple équato-guinéen, lui, attend la justice.







