Guinée équatoriale : les sanctions de Trump exposent les failles d’un régime népotiste au mépris de son peuple

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Alors que l’opinion publique internationale se concentre sur les enjeux de la rivalité économique entre les États-Unis et la Chine, la récente décision du président américain Donald Trump d’imposer de nouveaux droits de douane a mis en lumière, de manière crue, les faiblesses structurelles du régime de Malabo. Cette mesure, qui frappe trois nations de la CEMAC, dont la Guinée équatoriale, n’est pas un simple ajustement commercial, mais un signal diplomatique qui expose l’isolement d’un gouvernement népotiste et sa mauvaise gestion des richesses nationales au détriment de son peuple.

Par OLBIF

Les défenseurs et les griots du régime dictatorial de Malabo pourrait voir dans ces nouvelles taxes une simple péripétie économique, un dommage collatéral des politiques de rééquilibrage de Washington. Mais la vérité est bien plus sombre. La décision, datée du 31 juillet, impose une taxe de 15 % sur les exportations équato-guinéennes vers les États-Unis, à la suite d’un déficit commercial de 32,3 millions de dollars (soit 18,2 milliards de francs CFA). Ce chiffre, bien que modeste à l’échelle mondiale, est révélateur du paradoxe du pays : une nation dotée de vastes réserves de pétrole et de gaz, dont les revenus ne profitent qu’à une poignée d’individus gravitant autour de la famille présidentielle, tandis que l’économie nationale demeure non diversifiée et fragile.

Cette nouvelle sanction économique ne tombe pas du ciel. Elle s’inscrit dans la continuité d’un isolement croissant. Il convient de rappeler que la Guinée équatoriale a déjà perdu son éligibilité au programme AGOA (African Growth and Opportunity Act), un programme qui, bien que symbolique, exigeait un minimum de respect des droits de l’homme, de gouvernance et de transparence. L’exclusion du pays de ce programme était une condamnation directe des pratiques du régime d’Obiang, célèbre pour sa mal gouvernance et les accusations d’enrichissement illicite de ses dirigeants. Les revenus de ces exportations, principalement pétrolières, n’ont jamais servi à développer le pays ou à améliorer le sort de ses citoyens. Ils se sont, au contraire, engouffrés dans les comptes des dignitaires, dont le Vice-président, le très controversé Teodorin.

Dans ce contexte, la rivalité entre les États-Unis et la Chine offre au régime une porte de sortie cynique. Tandis que l’Occident, à défaut de pouvoir imposer de réelles réformes, durcit ses politiques commerciales, Pékin a annoncé la suppression de ses propres droits de douane sur les exportations africaines. Pour le régime de Malabo, qui a déjà démontré sa volonté de se soustraire à toute pression internationale sur les droits humains, cette opportunité est une aubaine. Elle lui permet de se détourner des partenaires qui exigent un semblant de bonne conduite et de se tourner vers la Chine, qui, elle, se contente de l’accès aux ressources, sans se soucier du sort du peuple équato-guinéen. Loin d’être un simple réajustement commercial, ces tarifs américains sont une nouvelle illustration du fait que la mauvaise gouvernance du régime d’Obiang coûte cher, non pas à ses dirigeants, mais à la dignité et à l’avenir de toute une nation.

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