Teodoro Obiang Nguema reçoit Ézéchiel Nibigira, président de la Commission de la CEEAC, à El Alamein en Égypte

Entre dictateurs et courtisans : la comédie égyptienne d’Obiang Nguema avec la CEEAC

À El Alamein, Teodoro Obiang Nguema, président par intérim de la CEEAC, a reçu Ézéchiel Nibigira pour parler de paix et de sécurité régionale. Un exercice de façade pendant que la Guinée équatoriale étouffe sous la corruption et la répression.

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En marge d’un forum en Égypte, le satrape de Malabo, par ailleurs président par intérim de la CEEAC, a reçu le chef de la commission communautaire. Une mise en scène stérile pour un régime aux abois qui tente désespérément de se donner une virginité démocratique.

Par OLBIF

Loin des réalités sordides d’un pays confisqué et pillé par un clan familial depuis plus de quatre décennies, Teodoro Obiang Nguema s’offre une nouvelle représentation théâtrale sur la scène internationale.

En Égypte, à l’occasion du premier Forum économique Afrique-El Alamein, le doyen des dictateurs d’Afrique centrale, autoproclamé garant de la stabilité régionale, a conféré avec Ézéchiel Nibigira, le président de la Commission de la CEEAC. Cet entretien s’est déroulé sous l’œil complice de Simeón Oyono Esono Angue, fidèle commis d’un système dynastique verrouillé de l’intérieur.

Au menu des boniments officiels : la situation socio-politique et sécuritaire d’une sous-région gangrenée par la mauvaise gouvernance, les crises institutionnelles et la misère de peuples opprimés. Pour le fonctionnaire burundais, il s’agissait de venir docilement prêter allégeance au chef de file d’un club de dirigeants autocrates, manifestement plus soucieux de pérenniser leur pouvoir clanique que de répondre aux aspirations de leurs concitoyens.

Il y a une ironie amère à voir le maître absolu de Malabo, champion incontesté du népotisme et des élections de façade, pontifier sur la paix et l’intégration. Pendant que ses courtisans s’agitent dans les salons dorés du Nil pour justifier les privilèges d’un pouvoir moribond, la Guinée Équatoriale étouffe sous le poids de la corruption systémique, du chômage endémique des jeunes et du mépris total des libertés élémentaires.

À l’heure où les peuples d’Afrique centrale affichent chaque jour un peu plus leur rejet des tyrannies héréditaires, ces grand-messes diplomatiques ne trompent plus personne. Elles sonnent comme ce qu’elles sont : un triste bal de potentats s’accrochant aux illusions d’un ordre ancien condamné par l’Histoire.

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