
Faim, santé, éducation : quand le Brésil contourne l’incompétence des régimes prédateurs d’Afrique Centrale
Share your love
La Banque africaine de développement et l’Agence brésilienne de coopération scellent une alliance stratégique pour booster les systèmes alimentaires et sanitaires du continent. Si cette coopération promet des solutions concrètes pour les populations, elle souligne surtout l’incapacité chronique des dirigeants de notre sous-région, plus préoccupés par le pillage des caisses de l’État que par la sécurité alimentaire de leurs peuples.
Par OLBIF
À Abidjan, la signature d’un nouveau protocole d’entente entre la Banque africaine de développement (BAD) et l’Agence brésilienne de coopération ressemble à un aveu d’échec pour les élites dirigeantes de l’Afrique Centrale. Alors que nos dirigeants s’enlisent dans des querelles de palais et détournent les ressources nationales vers des comptes opaques à l’étranger, ce partenariat vient pallier, une fois de plus, le vide sidéral laissé par des gouvernements dont la seule stratégie est la survie du clan au pouvoir.
L’expertise brésilienne contre l’amateurisme local
Le Brésil, avec son expertise reconnue dans l’agriculture tropicale et les systèmes de santé, apporte ici des solutions pragmatiques que nos autocrates sont incapables d’imaginer. Le plan est ambitieux : mécanisation agricole, irrigation, développement des PME, et surtout, renforcement des systèmes de santé par la biofabrication de médicaments et de vaccins.
Pour le citoyen équato-guinéen ou centrafricain, écrasé par la vie chère et le délabrement des hôpitaux, ces domaines ne sont pas des concepts abstraits, mais des besoins vitaux. Pourtant, au lieu de bâtir ces infrastructures, nos « hommes forts » préfèrent investir dans des projets de prestige inutiles ou financer leur propre maintien en fonction par la corruption. Ce partenariat BAD-Brésil ne fait que confirmer que le développement de l’Afrique se fera désormais avec des partenaires extérieurs qui préfèrent traiter avec des institutions multilatérales plutôt qu’avec des bureaucraties locales prédatrices.
Un miroir grossissant de la faillite politique
Il est fascinant d’observer la volonté de cette alliance de stimuler l’entrepreneuriat des jeunes et l’enseignement professionnel. Là où les régimes comme celui d’Obiang Nguema ont instauré un système éducatif exsangue et clientéliste, l’international propose une bouée de sauvetage.
La vérité est cruelle : ces accords internationaux sont les seuls garants d’un minimum de dignité pour nos peuples face à la rapacité des dirigeants de la CEMAC. Pendant que la BAD et Brasilia dessinent les contours d’une résilience climatique et économique, nos gouvernants continuent de naviguer à vue, loin des réalités du terrain. En fin de compte, ce partenariat n’est pas seulement un soutien au développement ; c’est un constat cinglant : sans aide extérieure et sans expertise étrangère, les systèmes que nos dictateurs prétendent diriger s’effondreraient sous le poids de leur propre incurie.









