
ZLECAf en Guinée équatoriale : le régime forme ses douaniers sur fond de crise économique
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En Guinée équatoriale, le pouvoir despotique d’Obiang Nguema a réuni les 2 et 3 novembre à Ebibeyín ses agents des douanes et du commerce pour un atelier sur la ZLECAf. Financé par le PNUD, cet exercice de communication prétend moderniser les procédures frontalières. Une mascarade bureaucratique qui masque mal la paralysie économique du pays, gangrené par le népotisme, la corruption et le racket d’État.
Par OLBIF
À Ebibeyín, carrefour stratégique aux confins des frontières camerounaise et gabonaise, le spectacle de l’hypocrisie s’est déroulé deux jours durant. Les 2 et 3 novembre, sous le prétexte de se conformer aux exigences de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), la tyrannie de Malabo a convoqué inspecteurs douaniers et contrôleurs commerciaux pour un énième séminaire sur « l’harmonisation des procédures ». Une initiative généreusement estampillée du sceau du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), instrumentalisé pour l’occasion comme caution d’un régime en déconfiture.
Sur le papier, l’administration de ce qu’ils osent nommer le « ministère de l’Économie et du Commerce » entendait former sa bureaucratie aux subtilités des accords continentaux. Les communicants du régime vantent la facilitation du commerce, la simplification des démarches et l’accès des micro, petites et moyennes entreprises aux marchés africains. La réalité du terrain, elle, offre un contraste saisissant : la Guinée équatoriale demeure une prison économique où le secteur privé n’existe qu’au bon vouloir du clan présidentiel.
Comment parler d’intégration continentale et de libre-échange dans un pays où les frontières sont des comptoirs de racket généralisé au profit de la garde prétorienne et des affidés du dictateur ? À quoi sert de disserter sur « l’internationalisation des produits locaux » quand le tissu productif national a été sciemment anéanti par des décennies de gestion prédatrice et de monopolisation des richesses pétrolières par la famille régnante ?
Cet atelier de formation ne règlera rien. Dans l’Afrique centrale des autocrates, la bureaucratie sert de paravent au pillage systématique des ressources. En confiant la mise en œuvre de la ZLECAf à des agents formés pour perpétuer le contrôle policier de l’économie, le régime d’Obiang prouve une fois de plus que les grandes réformes panafricaines ne sont pour lui que des slogans de tribune. La véritable libération du commerce guinéen ne passera pas par des séminaires financés par les agences de l’ONU, mais par la fin de l’arbitraire dictatorial et du pillage d’État.











