Obiang et Biya, deux visages de la honte démocratique : le règne des records et des fiascos

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L’Afrique a ses champions sportifs, ses écrivains de renom, ses artistes salués par le monde entier. Elle a aussi ses «champions» de la longévité au pouvoir, une caste d’autocrates dont le règne s’étend sur des décennies, au mépris des constitutions et du désir de changement de leurs peuples. Dans ce triste palmarès, deux noms se détachent du lot, se partageant la palme d’or d’une longévité qui n’a rien à envier aux dynasties les plus anciennes : Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et Paul Biya. Notre pays, la Guinée Équatoriale, et son voisin le Cameroun, sont devenus les symboles de cette parodie de démocratie.

Par OLBIF

L’histoire de notre président, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, est une leçon de cynisme politique. Il est au pouvoir depuis 1979, un règne de 43 ans qui a commencé par un coup d’État contre son propre oncle, Francisco Macias Nguema, qu’il accusait de violations des droits de l’homme. La promesse de libération s’est transformée en une dictature sans partage. Tandis que les richesses du sous-sol s’accumulent dans les poches de l’élite au pouvoir, le peuple croupit dans la misère. Les élections sont devenues de simples formalités, comme en témoigne sa réélection en 2022 avec un score soviétique de 97 %. Le népotisme, érigé en système de gouvernance, a atteint son paroxysme avec la nomination de son fils Teodorin au poste de vice-président, malgré sa condamnation en France pour «blanchiment et abus de biens sociaux«. C’est un mépris flagrant pour la justice et le bon sens.

Juste à côté, au Cameroun, Paul Biya a suivi un chemin parallèle. À 92 ans, il est au pouvoir depuis 43 ans, ce qui en fait le doyen des chefs d’État africains et le plus vieux dirigeant en exercice du monde. Son ascension, d’abord sous la tutelle du président Ahidjo, a pris fin en 1982. Depuis, il a consolidé son pouvoir en éliminant toute forme d’opposition significative, notamment après la tentative de coup d’État de 1984. Les scrutins qui ont suivi ont toujours été entachés d’irrégularités, régulièrement dénoncées par l’opposition et la communauté internationale, sans qu’aucune suite ne soit jamais donnée. Son ambition de briguer un 8e mandat en octobre 2025 n’est rien d’autre que la manifestation de cette volonté de s’accrocher au pouvoir coûte que coûte, laissant son pays en proie à de graves crises politiques et sécuritaires, notamment la menace de Boko Haram et l’instabilité de la crise anglophone.

Si d’autres dirigeants, comme Denis Sassou-Nguesso au Congo, Yoweri Museveni en Ouganda, ou Isaias Afwerki en Érythrée, figurent sur cette triste liste, ils ne font que parfaire le tableau d’une Afrique où la démocratie est souvent bafouée. Chacun, à sa manière, a modifié sa constitution, verrouillé le jeu politique ou réprimé la liberté de la presse pour se maintenir à son poste.

Mais la palme d’or de cette longévité funeste revient sans conteste au duo Biya-Obiang. Leur règne est le triste miroir de l’échec de la gouvernance et de l’enrichissement illicite des élites. C’est le symbole d’une ère qui refuse de se terminer, au détriment de la misère d’un peuple qui aspire à la dignité et au changement.

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Un comentario

  1. según la teoría de Ammon, existen mecanismos en cada sociedad que prueban a los individuos, seleccionándolos y asignándolos a la función y el estrato social apropiados. La escuela ya funciona de esta manera. Lo mismo ocurre con los exámenes y concursos de todo tipo, necesarios para ingresar a ciertas carreras. Ammon agrega que el papel de la policía, la justicia penal y la competencia económica son, en última instancia, otros mecanismos para eliminar a los no dotados o inadaptables. Lo hacen reprimiéndolos por completo o empujándolos de vuelta a los peldaños sociales más bajos. Se ha objetado a Ammón que las barreras de clase y la herencia en todas sus formas a menudo impiden que los sujetos superdotados den su medida. Del mismo modo, estas instituciones a menudo mantienen a personas incompetentes o mediocres en posiciones de gobierno. Al evitar que otras clases sociales tengan ambiciones, las barreras entre las clases impiden la infiltración de ambiciones incapaces en los estratos superiores, mientras que los capaces pueden superar estos obstáculos.
    Al final, incluso si no tienes educación, eres estúpido o analfabeto pero vienes de la casta superior, seguirás siendo un marco en la estructura de poder, y no tienes que demostrar tus habilidades porque las tiranías son estúpidas en esencia.

    Desafortunadamente, no han entendido nada y se aferran al poder como una monarquía.
    Voltaire se retuerce en su tumba…

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