Journée mondiale des réfugiés : L’indécente mascarade humanitaire d’Obiang Nguema

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Le satrape de Malabo, Obiang Nguema, a profité de la Journée mondiale des réfugiés pour s’ériger en champion de l’humanitaire. Un exercice de communication grotesque, déconnecté de la réalité d’un régime qui, par sa gestion kleptocrate et ses méthodes brutales, pousse chaque jour un peu plus les Équato-guinéens vers l’exil et la précarité. L’hypocrisie a atteint ses limites.

Par OLBIF

Il faut une dose de cynisme exceptionnelle pour oser parler de « protection des populations vulnérables » quand on dirige l’un des pays les plus riches du continent, où la majorité de la population croupit dans la misère, pendant que le clan au pouvoir s’accapare les ressources nationales. Obiang Nguema, fidèle à sa stratégie de diversion, a cru bon de s’auto-congratuler à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés. Dans un message dégoulinant de bons sentiments, le locataire du Palais du Peuple feint de s’inquiéter du sort des millions de déplacés en Afrique, oubliant au passage qu’il est l’architecte du malheur de son propre peuple.

Sous le vernis de ce discours lissé par des conseillers grassement payés, la réalité est tout autre. Pendant que le « champion de l’Union africaine » promet un million de dollars pour l’aide humanitaire internationale, une goutte d’eau comparée aux milliards détournés par son fils, le vice-président flamboyant, les libertés fondamentales en Guinée équatoriale sont étouffées. Comment un homme qui a transformé le pays en prison à ciel ouvert peut-il se targuer de protéger la dignité humaine ?

Le régime, empêtré dans le népotisme et la corruption endémique, n’a cure du sort des réfugiés ou de ses propres citoyens. Pour ce clan, la politique n’est qu’un outil de conservation du pouvoir à tout prix. Ce théâtre humanitaire ne vise qu’à masquer une gestion prédatrice qui fragilise la nation tout entière.

Au lieu de gaspiller le temps et l’argent de l’État dans des professions de foi hypocrites sur la scène internationale, il est grand temps qu’Obiang Nguema et son clan cessent de jouer les philanthropes mondiaux. La seule action humanitaire digne et urgente qu’ils peuvent accomplir pour la Guinée équatoriale est de rendre leur tablier. Il est temps de démissionner, de laisser place à une transition politique libre, transparente et libérée des chaînes de cette dictature dynastique qui n’a que trop duré. Les Équato-guinéens ne veulent plus de vos discours ; ils exigent leur liberté.

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