
Malabo : Incapables de gérer l’après-pétrole, Obiang et ses complices replongent le pays dans l’abîme de la dette dès 2027
La baisse des revenus pétroliers rattrape les finances publiques. Après une accalmie en 2026, la dette repartira à la hausse dès 2027 et atteindrait 34,9 % du PIB en 2028.
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Alors que le régime de Malabo s’enlise dans sa gestion opaque, les prévisions officielles révèlent une reprise de la dette publique dès 2027, portée par le déclin des hydrocarbures et l’aggravation des déficits budgétaires.
Par OLBIF
La illusion d’une accalmie de courte durée
À force de parader sur la scène internationale pendant que les caisses se vident, les chiffres finissent par rattraper les incompétents. Selon les « Perspectives économiques et budgétaires 2026-2028 », élaborées à partir des données de l’INEGE, la dette publique de la Guinée équatoriale s’apprête à renouer avec une trajectoire ascendante à compter de 2027. Après un recul en valeur en 2025 et une apparente accalmie en 2026 où le ratio d’endettement passerait à 31 % du PIB (contre 32,3 % en 2025), la machine infernale va s’emballer à nouveau pour atteindre 33,3 % du PIB en 2027, puis 34,9 % en 2028.
En valeur nominale, cette gabegie se traduira par des montants vertigineux : environ 2 414 milliards de FCFA en 2026, 2 531 milliards en 2027, et pas moins de 2 819 milliards de FCFA en 2028. Sur l’ensemble de la période 2026-2028, le ratio d’endettement progressera ainsi de 3,9 points de PIB.
Une dégradation budgétaire inéluctable
Cette remontée brutale de l’endettement n’est pas le fruit du hasard, mais bien la conséquence logique de la dégradation des comptes publics face au recul structurel des recettes pétrolières. Le solde budgétaire global, illusoirement à l’équilibre en 2026, basculera dans le rouge avec un déficit de 1,6 % du PIB en 2027, qui s’aggravera à 3,5 % en 2028.
Les données macroéconomiques confirment l’asphyxie financière programmée par le clan au pouvoir :
- Les recettes publiques, après avoir atteint 16,6 % du PIB en 2026 et un pic éphémère à 17,1 % en 2027, s’effondreront à 14,6 % du PIB en 2028.
- Dans le même temps, les dépenses publiques s’envoleront de 16,6 % du PIB en 2026 à 18,7 % en 2027, avant de s’établir à 18,1 % en 2028.
- L’écart abyssal entre des rentrées en chute libre et des dépenses incontrôlées se creusera précisément à partir de 2027, au moment même où la dette repartira à la hausse.
Certes, les thuriféraires du régime tenteront de se rassurer en agitant les seuils de tolérance, affirmant que la dette reste sous le plafond communautaire de 70 % de la CEMAC ou le seuil de 50 % du FMI. En 2025, l’encours s’élevait déjà à 2 413,1 milliards de FCFA — dont 1 937,1 milliards de dette intérieure (80,3 % du total) et 476 milliards de dette extérieure — maintenant une pression constante sur l’économie nationale.
À force de piller les richesses du pays pour satisfaire les appétits voraces d’une oligarchie corrompue et népotique, le pouvoir d’Obiang Nguema condamne les Équato-guinéens à porter le fardeau de ses échecs. Lorsque la manne des hydrocarbures s’épuise, seule subsiste la faillite d’un système incapable de se réinventer, laissant un peuple entier ligoté par les dettes d’une dictature finissante.









