
Contentieux de Mbanié : Pris la main dans le sac de l’intox, le régime d’Obiang se fait lâcher par Libreville
Le Gabon suspend les négociations sur Mbanié après avoir accusé Malabo de falsifier la portée de l’accord signé à Addis-Abeba. Sommé de rectifier publiquement ses mensonges, le régime Obiang transforme une opération de propagande en revers diplomatique.
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Moins de 48 heures après la signature d’un accord-cadre à Addis-Abeba sur le dossier Mbanié, le Gabon a brutalement suspendu les négociations. Libreville dénonce les mensonges et la mauvaise foi grossière du pouvoir de Malabo, incapable de respecter la vérité des textes internationaux et ridiculisé sur la scène diplomatique.
Par OLBIF
Le ridicule ne tue pas à Malabo, mais il isole un peu plus chaque jour la dictature finissante de Guinée équatoriale. À peine l’encre d’un accord-cadre signé sous l’égide de l’Union africaine était-elle sèche que le soufflé est retombé, victime de l’incurie diplomatique et du mensonge institutionnalisé érigé en mode de gouvernance par le clan au pouvoir.
Le 28 juillet dernier, en marge de la 51e session du Conseil exécutif de l’UA en Éthiopie, un cadre procédural avait été paraphé pour organiser les discussions bilatérales relatives à l’application de l’arrêt de la Cour internationale de Justice (CIJ) du 19 mai 2025 sur l’île de Mbanié. Mais c’était sans compter sur la propension maladive de la bande à Obiang à tordre la réalité à des fins de propagande interne. À peine le texte signé, la machine à intox s’est emballée à Malabo, présentant l’accord comme une victoire territoriale unilatérale.
Dès le 30 juillet, par un communiqué cinglant de son ambassade relayé par le quotidien L’Union, le Gabon a sifflé la fin de la récréation en suspendant net sa participation au dialogue. Libreville a dû recadrer publiquement les rodomontades du régime, rappelant que le document signé ne constitue ni une reconnaissance des frontières ni une exécution anticipée de l’arrêt de la CIJ, mais un simple outil procédural.
Face à cette falsification grossière, les autorités gabonaises posent désormais des conditions draconiennes pour reprendre langue : le retrait formel des déclarations mensongères, un rectificatif public et des gages concrets de bonne foi. Une humiliation cinglante pour une oligarchie incompétente, incapable d’honorer sa signature sur la scène internationale.
Cette énième bévue démontre, s’il en était encore besoin, que le pouvoir de Malabo, habitué à tripatouiller la vérité et à opprimer son propre peuple à l’intérieur de ses frontières, exporte son amateurisme et sa duplicité au-delà. En attendant que cette satrapie comprenne que la diplomatie exige rigueur et probité, le dossier de Mbanié replonge dans une incertitude totale, otage des chimères d’un pouvoir aux abois.











