
À Bruxelles, la dictature de Malabo fait son cinéma diplomatique
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Bruxelles accueille la 121e session du Conseil des ministres de l’OEASP, et Malabo y joue une nouvelle pièce de théâtre. Entre diplomatie de façade et quête désespérée de légitimité, les émissaires du clan, menés par le sieur Simeón Oyono Esono, tentent de faire bonne figure. Alors que le pays occupe la présidence de l’organisation jusqu’en 2028, ce spectacle masque mal le naufrage d’un régime aux abois.
Par OLBIF
Pendant que le peuple croupit dans la misère, les agents de Malabo s’offrent un séjour européen pour soigner leur image internationale. Simeón Oyono Esono, flanqué de Mateo Sila et de quelques fonctionnaires de la légation, s’est déplacé à Bruxelles pour cette 121e session du Conseil des ministres de l’OEASP. Ils s’y présentent avec le sérieux des grands diplomates, mais tout le monde sait que ces titres ronflants ne sont que des paravents destinés à masquer la vacuité politique d’un gouvernement qui n’a de compte à rendre qu’au clan régnant.
L’ordre du jour était chargé, avec près de 18 points, dont la ratification de l’Accord de Samoa. Ce cadre juridique, censé régir les relations avec l’Union européenne pour les vingt prochaines années, est surtout une opportunité en or pour la clique de Malabo de sécuriser ses intérêts financiers et de se maintenir en vie sous perfusion extérieure. Le régime, qui assure pourtant la présidence du XIe Sommet des chefs d’État de l’organisation jusqu’en 2028, se gargarise d’une « feuille de route » qu’il est incapable d’appliquer pour le bien des Équato-guinéens. C’est un pur exercice de style, une mise en scène pour flatter l’ego des dictateurs devant un parterre de ministres, dont celui de Gambie, Seedy Keita, qui a ouvert les débats sans sembler réaliser l’imposture qu’il cautionnait.
Cette 121e session n’est, en réalité, qu’une nouvelle démonstration du mépris de Malabo pour son peuple. Ils parlent de « contributions » et d’« instruments juridiques », mais ils oublient systématiquement l’essentiel, la démocratie et les droits humains. Ces voyages à Bruxelles ne changeront rien au destin d’un régime dont la chute est inéluctable. Les accolades diplomatiques en Europe ne masqueront jamais l’odeur de la corruption qui émane de nos institutions, ni l’illégitimité profonde de ceux qui, aujourd’hui encore, prétendent nous représenter à l’international.










