
Trafic de faux médicaments en Afrique centrale : L’échec retentissant des tyrannies de la CEMAC
Un rapport de l’ONUDC, de l’OMS et de la CEMAC chiffre à 251 tonnes les produits médicaux illicites saisis entre 2020 et 2025. Pour OLBIF, ce poison prospère grâce à la corruption des régimes de la région.
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Un rapport conjoint de l’ONU, de l’OMS et de la CEMAC révèle la saisie de 251 tonnes de produits médicaux illicites dans la région, dont 71 % de contrefaçons. Un désastre sanitaire qui traduit l’incompétence et la complicité des régimes autoritaires d’Afrique centrale.
Par OLBIF
Pendant que la clique d’Obiang Nguema à Malabo et ses pairs autocrates de la sous-région continuent d’engloutir les deniers publics dans leurs palais somptueux et leurs comptes à l’étranger, les populations d’Afrique centrale sont livrées aux empoisonneurs. Présenté récemment à la 13e Conférence des Nations Unies sur la criminalité transnationale à Vienne, le rapport « Trafic de produits médicaux en Afrique centrale » dresse un constat accablant : plus de 251 tonnes de médicaments illicites ont été saisies entre 2020 et 2025.
Pire encore, les analyses menées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) révèlent que 71 % de ces produits sont de pures contrefaçons. Un véritable poison à grande échelle inoculé en toute impunité dans des pays aux systèmes de santé moribonds.
La complicité passive des dictatures régionales
Comment des centaines de tonnes de produits mortels peuvent-elles traverser les frontières sous le nez des autorités ? La réponse réside dans la porosité calculée des barrages et la corruption généralisée qui gangrènent les douanes et les forces de sécurité de ces tyrannies. En Guinée équatoriale comme chez ses voisins, le contrôle du commerce est confié aux obligés et aux clans familiaux des despotes, plus occupés à racketter les citoyens qu’à protéger la santé publique.
Le rapport souligne que ce marché criminel ne se contente pas d’infiltrer les officines publiques : il sert également à financer des groupes armés. C’est tout le paradoxe de ces régimes sécuritaires qui prétendent maintenir la stabilité par la répression, mais qui s’avèrent incapables d’empêcher les réseaux mafieux d’inonder leurs marchés.
Des feuilles de route pour masquer l’impuissance
Face à ce scandale humanitaire, la bureaucratie de la CEMAC et ses commissaires mandatés par les présidences régionales s’empressent de promettre une « feuille de route 2026-2030 » axée sur l’harmonisation des lois et le renseignement.
Mais ces déclarations d’intention ne trompent personne. Aucune feuille de route administrative ne saura enrayer ce fléau tant que les frontières resteront des passoires gérées par des systèmes corrompus et que les appareils d’État privilégieront la survie des dictateurs au détriment de la vie des citoyens. En Afrique centrale, la véritable criminalité commence au sommet des États.











