Responsabilité de protéger : La mascarade diplomatique de Malabo à l’ONU

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À New York, le régime de Malabo a feint, une fois de plus, son attachement à la « responsabilité de protéger ». Alors que l’ONU tire la sonnette d’alarme sur les crimes contre l’humanité qui ensanglantent le monde, la délégation du clan Obiang s’est illustrée par une hypocrisie confondante. Entre discours policés et réalité répressive en Guinée équatoriale, le masque tombe sur cet engagement de façade.

Par OLBIF

Le décor était planté cette semaine aux Nations Unies. À l’occasion du 20e anniversaire du Sommet mondial de 2005, la communauté internationale s’est réunie pour évaluer l’état de la « responsabilité de protéger » (R2P). Le constat mondial est glaçant, 120 conflits armés, 48 000 morts en un an, et près de 240 millions de personnes réclamant une aide humanitaire d’urgence.

Au milieu de cette assemblée, les représentants du régime de Malabo, habitués à ignorer les droits élémentaires de leurs propres citoyens, ont « pris note » des recommandations du Secrétaire général. Une posture qui, dans la bouche de ceux qui dirigent la Guinée équatoriale d’une main de fer, ressemble à une insulte à la morale internationale.

Le « chez-soi » oublié par Malabo

L’un des piliers rappelés par l’ONU est limpide, la responsabilité de protéger commence chez soi, au sein même de chaque État. C’est ici que l’exercice vire à l’absurde pour le clan au pouvoir. Comment ces individus, dont la gouvernance est bâtie sur le népotisme, la torture et l’étouffement systématique de toute velléité démocratique, peuvent-ils prétendre souscrire à une doctrine visant à prévenir les crimes contre l’humanité ?

Alors que les Nations Unies exigent la désignation de points focaux pour l’alerte précoce et le respect du droit international, le régime, lui, se spécialise dans l’alerte contre les voix dissidentes et le musellement de la société civile. L’appel à la ratification universelle des instruments relatifs aux droits de l’homme résonne comme un défi lancé à une dictature qui piétine ces mêmes principes depuis des décennies.

L’hypocrisie

Dans les couloirs de l’ONU, les diplomates envoyés par le régime de Malabo se sont engagés à « poursuivre leur collaboration ». C’est sans doute la seule vérité de leur intervention, ils collaborent admirablement bien avec l’art de la duplicité.

Pendant qu’ils débattent à New York sur la protection des populations, les citoyens équato-guinéens, eux, continuent de subir les affres d’un système corrompu qui les prive de leur dignité. Le régime de Malabo, grand maître de l’illusion, devrait comprendre une chose : si l’ONU appelle à protéger les populations contre les génocides et les crimes de guerre, c’est justement contre des systèmes comme le leur que le monde doit, un jour, finir par agir.

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