
Obiang fait le ménage dans son écurie : Le fils continue de régner sur les ruines
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Le 16 juin 2026, la mascarade habituelle a repris au Palais du Peuple. Face à un Obiang Nguema Mbasogo jouant la comédie de l’indignation, le gouvernement a présenté sa démission collective. Un simulacre de remise en question qui ne trompe personne : dans ce système verrouillé par le népotisme, le changement de casting n’est qu’une manœuvre pour prolonger l’agonie d’un régime aux abois.
Par OLBIF
La scène était réglée comme du papier à musique. Dans le huis clos feutré du Conseil des ministres, Manuel Osa Nsue Nsuga et ses sbires ont déposé leurs tabliers, feignant une humilité de façade face au dictateur en chef. Le motif invoqué ? Le besoin de « faciliter les décisions » du maître des lieux. En réalité, il s’agit de la énième valse des pantins au service d’un clan qui confond les caisses de l’État avec son patrimoine privé.
Le plus ubuesque reste sans doute l’autocritique prononcée par Obiang lui-même. Le satrape a osé fustiger le « détournement des ressources de l’État » et le « manque de dynamisme économique ». Il faut une audace sans nom, ou un cynisme total, pour que celui qui règne en maître sur un système fondé sur la prédation dénonce la corruption de ses propres exécutants. Cette sortie est une insulte à l’intelligence des Équato-guinéens qui, eux, subissent quotidiennement la misère engendrée par ces décennies de gabegie.
Pendant que le « Vice-président » et héritier désigné contemple ce jeu de chaises musicales avec la satisfaction du prédateur, le peuple, lui, continue d’étouffer. Les louanges serviles adressées à la « vision » du chef et les références à des réalisations cosmétiques ne masquent pas le naufrage. L’économie est en lambeaux, la diversification n’est qu’un mot creux dans la bouche de technocrates incompétents, et la jeunesse est sacrifiée sur l’autel de la loyauté au PDGE.
La vérité est simple, ce gouvernement, comme ceux qui l’ont précédé, n’est pas là pour servir la nation, mais pour protéger le trône. Qu’ils démissionnent tous ne règle rien tant que la structure même de ce régime autocratique demeure intacte. Le pays n’a que faire d’un énième remaniement cosmétique. Ce dont la Guinée équatoriale a besoin, ce n’est pas d’un nouveau gouvernement de courtisans, mais d’une transition politique libre, transparente et totale. Il est temps de mettre fin à cette pièce de théâtre tragique pour rendre, enfin, la parole au peuple.







