Malabo : 151 établissements fermés, le scandale sanitaire qui met à nu l’échec du régime d’Obiang

Sur 202 établissements contrôlés à Malabo, 151 ont été fermés. Une opération qui révèle de graves irrégularités sanitaires et pose une question centrale : comment ces locaux ont-ils pu fonctionner aussi longtemps sans contrôle effectif ?

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151 établissements de santé fermés sur 202 inspectés à Malabo. Le chiffre est accablant! Derrière la campagne officielle contre les médicaments douteux se dessine surtout l’échec d’un système de contrôle qui a laissé prospérer des irrégularités dans un secteur aussi sensible que la santé. Le régime tente aujourd’hui de présenter ce nettoyage tardif comme une victoire.

Par OLBIF

Le gouvernement veut également renforcer le contrôle de la profession médicale et vérifier les qualifications des personnes travaillant dans les centres de santé nationaux.

Les diplômes pourraient même être authentifiés directement auprès des universités concernées.

Là encore, la question est brutale : comment des personnes potentiellement insuffisamment qualifiées ont-elles pu accéder à des postes dans le système sanitaire avant que les autorités ne décident de vérifier leurs titres ?

Si ces contrôles mettent au jour des faux diplômes ou des qualifications inexistantes, la responsabilité ne pourra pas être rejetée uniquement sur les individus concernés.

Il faudra aussi s’interroger sur les mécanismes de recrutement, de contrôle et de nomination qui leur ont permis d’entrer dans le système.

CENTRAMED ne peut pas être l’alibi d’une politique sanitaire défaillante

Le gouvernement évoque également la nécessité de donner à CENTRAMED les moyens de garantir l’approvisionnement du pays en médicaments.

C’est une nécessité évidente. Mais elle ne doit pas devenir un simple argument de communication.

Fermer les pharmacies et les établissements considérés comme non conformes sans garantir parallèlement un accès régulier à des médicaments sûrs peut créer un effet pervers : pousser davantage de patients vers les circuits informels.

La lutte contre les médicaments douteux doit donc être accompagnée d’une véritable politique d’approvisionnement, de contrôle des importations et de surveillance permanente du marché.

Un régime qui communique sur le nettoyage plutôt que sur ses responsabilités. Étonnant. À Malabo, le pouvoir aime présenter chaque opération administrative comme une démonstration de fermeté.

Mais cette fois, les chiffres sont particulièrement cruels.

151 établissements fermés sur 202 contrôlés, ce n’est pas seulement le bilan d’une opération de nettoyage. C’est le miroir d’un système de contrôle qui a laissé s’accumuler les irrégularités.

Le régime d’Obiang ne devrait donc pas seulement expliquer ce qu’il fait aujourd’hui. Il devrait aussi expliquer pourquoi il a fallu attendre 2026 pour découvrir une situation aussi préoccupante dans la capitale.

La population équato-guinéenne n’a pas besoin de cérémonies, de déclarations triomphantes ou de communiqués administratifs. Elle a besoin de médicaments sûrs, de médecins réellement qualifiés, d’établissements contrôlés et d’un État capable de surveiller durablement le secteur de la santé.

Le véritable succès ne sera pas le nombre de portes fermées à Malabo. Ce sera le jour où l’État n’aura plus besoin d’en fermer autant pour découvrir que son système sanitaire a été laissé à l’abandon.

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