Pétrole : le clan Obiang brade trois nouveaux blocs à la multinationale Galp

Share your love

Le régime de Malabo a signé un énième protocole d’accord avec la société portugaise Galp pour l’exploration de trois blocs pétroliers stratégiques. Derrière les discours officiels sur le « développement économique », cette nouvelle transaction énergétique illustre la spoliation continue des ressources de notre pays par une oligarchie insatiable, sourde aux misères du peuple équato-guinéen.

Par OLBIF

Mercredi, le Palais du Peuple à Malabo a servi de décor à une nouvelle mise en scène mercantile. Teodorín Nguema Obiang Mangue, le fils du dictateur propulsé vice-président par la seule magie du népotisme familial, a présidé la signature d’un protocole d’accord entre l’État et la compagnie pétrolière portugaise Galp. L’objectif officiel ? Étudier et évaluer le potentiel pétrolier des blocs EG-02, EG-09 et H, prélude à de futurs contrats de partage de production.

Devant les caméras de la propagande d’État, le fils du clan régnant s’est confondu en louanges, affirmant que cette alliance allait « attirer de nouveaux investissements » et consolider le pays comme un « acteur énergétique de premier plan ». Des éléments de langage bien rodés, calqués sur la rhétorique des autres autocraties d’Afrique Centrale. Dans cette sous-région où les droits de l’homme sont piétinés, la manne pétrolière ne sert qu’à financer le train de vie indécent des palais et à consolider les appareils de répression.

La société Galp, présentée avec insistance comme un géant doté d’une longue expérience internationale, se frotte déjà les mains. En s’alliant avec l’une des dictatures les plus corrompues de la planète, la firme portugaise s’assure un accès privilégié à des ressources hautement stratégiques.

Pour garantir le bon déroulement de l’opération, le ministère des Hydrocarbures a mobilisé ses deux bras armés : les sociétés nationales Gepetrol et Sonagas. Ces entités, qui fonctionnent depuis des décennies comme les véritables coffres-forts opaques du pouvoir, ont reçu l’ordre de livrer toutes leurs données et informations techniques aux ingénieurs portugais.

Cette collaboration poussée est censée, selon le discours gouvernemental, « revitaliser le secteur énergétique national ». Une formule creuse qui fait sourire les observateurs économiques indépendants : depuis le début du boom pétrolier, l’indice de développement humain du pays reste dramatiquement bas, tandis que la fortune personnelle du clan Obiang bat des records mondiaux.

Ce nouvel accord avec Galp rappelle une vérité amère aux citoyens de Guinée Équatoriale : tant que ce système corrompu sera en place, la signature de contrats pétroliers ne sera jamais synonyme d’écoles, d’hôpitaux ou de liberté. Elle ne fera que prolonger l’agonie démocratique d’un peuple pris en otage par ses propres dirigeants, sous le regard complaisant de multinationales uniquement guidées par l’odeur du brut.

Comparte tu aprecio
RadioMacuto
RadioMacuto
Artículos: 1404

Actualizaciones del boletín

Introduce tu dirección de correo electrónico para suscribirte a nuestro boletín

Deja un comentario

Tu dirección de correo electrónico no será publicada. Los campos obligatorios están marcados con *