
Gaz et tyrannie : Obiang cherche un nouveau parrain au Kremlin
Pendant que la Guinée équatoriale manque de tout, Obiang est allé parader à Moscou au Forum des pays exportateurs de gaz. Il y cherche des contrats avec Gazprom et un parapluie russe contre toute critique.
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Isolé sur sa propre terre et incapable de nourrir sa population malgré la manne gazière, le vieil autocrate Teodoro Obiang Nguema Mbasogo s’est offert une escapade dorée au sommet du gaz à Moscou. Une fuite en avant diplomatique pour s’assurer les bonnes grâces du Kremlin, loin de la misère qu’il impose au peuple équato-guinéen.
Par OLBIF
Décidément, les apparatchiks du régime dictatorial de Malabo, en commençant par le dictateur en Chef, semblent être nés avant la honte. Pendant que la Guinée équatoriale s’enfonce chaque jour un peu plus dans la pauvreté et le sous-développement sous la botte d’un clan familial habitué à piller les caisses de l’État, le vieux despote Teodoro Obiang Nguema Mbasogo court les capitales étrangères en quête de légitimité. Cette fois, c’est à Moscou, sous les dorures du Forum des pays exportateurs de gaz, que le patriarche de Malabo est allé parader. Une mise en scène bien rodée pour tenter de faire oublier qu’après des décennies de règne sans partage, le pays est exsangue, ruiné par le népotisme et une corruption généralisée érigée en mode de gouvernance.
Quand le gaz sert à financer l’impunité
À la tribune, le tyran s’est livré à un numéro de cirque hypocrite, osant discourir sur la « souveraineté énergétique » et le bien-être des peuples. De quelle souveraineté ose-t-il parler, lui qui a bradé les richesses nationales au profit de sa seule descendance et de quelques multinationales complices, réduisant les Équato-Guinéens à mendier les miettes de leur propre sous-sol ? En se prosternant devant Vladimir Poutine pour mendier de juteux contrats avec Gazprom ou des projets nucléaires aussi absurdes que dangereux pour l’île de Bioko, le potentat de Malabo cherche avant tout un parapluie géopolitique. Il espère ainsi acheter le silence des puissances cyniques face aux violations massives des droits humains et au musellement total de l’opposition.
À l’heure où se profile un énième sommet de façade entre autocrates africains et le Kremlin, la supercherie ne prend plus. Les rodomontades d’un régime aux abois ne masqueront pas la faillite morale et économique de cette dictature clanique. Les populations de Guinée équatoriale n’ont que faire de ces alliances de corrompus qui ne visent qu’à prolonger l’agonie d’un pouvoir tyrannique. Le vent de la liberté finira par balayer ces satrapes qui s’accrochent aux privilèges en vendant l’avenir de la jeunesse africaine au plus offrant.








