
Guinée Équatoriale : Teodorin Obiang recalé par la FAO sur le riz
La FAO a renvoyé le projet rizicole de Teodorin faute d’études sérieuses. Pendant ce temps, 25 compagnies forestières convoitent des concessions allant jusqu’à 42 000 hectares.
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Faute de vision économique après des décennies de gaspillage des mannes pétrolières, la dictature de Malabo tente une fois de plus de donner le change. Réuni autour de « Teodorin » Obiang, le régime prétend analyser des projets de production rizicole recalés par la FAO, tout en préparant le bradage de dizaines de milliers d’hectares de forêts aux entreprises étrangères.
Par OLBIF
C’est le propre des régimes autoritaires à bout de souffle : multiplier les grandes messes ministérielles pour masquer l’incompétence et le pillage systématique des ressources nationales. Ce dimanche, la clique au pouvoir à Malabo s’est réunie sous la présidence du dauphin dynastique, Nguema Obiang Mangue — propulsé aux sommets de l’État par la seule grâce du népotisme familial. Au menu de cette comédie gouvernementale : une prétendue quête de souveraineté alimentaire et la gestion d’un domaine forestier déjà à l’agonie.
Le « riz de Teodorin » recalé par la réalité technique
Présenté en grande pompe, le projet d’autosuffisance en riz s’est immédiatement heurté au mur de la réalité. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), sollicitée pour cautionner l’initiative, a poliment mais fermement renvoyé le régime à ses études. Études de marché inexistantes, rentabilité commerciale non prouvée, mécanismes opérationnels flous et impact environnemental ignoré : le diagnostic de l’agence internationale pointe du doigt l’amateurisme habituel des séides du pouvoir.
Plutôt que d’admettre l’impréparation d’un système qui a détruit l’agriculture locale au profit des importations lucratives de la nomenklatura, le vice-président autoproclamé a exigé une copie révisée pour le 20 novembre. Une manœuvre dilatoire classique pour meubler la chronique d’un gouvernement incapable d’assurer la moindre sécurité alimentaire à son peuple.
Bradage des forêts
Pendant que l’on disserte sur une production rizicole fictive, le véritable enjeu financier de la réunion se jouait en coulisses : la dévastation du patrimoine forestier national. Pas moins de 25 compagnies forestières, pour la plupart à capitaux obscurs, trépignent aux portes du palais pour obtenir ou étendre leurs concessions sur des superficies gigantesques, allant de 5 000 à 42 000 hectares.
Face à la voracité de ces entreprises et aux complicités au sein de l’appareil d’État, la présidence annonce des « inspections sur le terrain » et des « preuves photographiques ». Une mise en scène bien rodée qui ne trompe personne : en Guinée équatoriale, le contrôle des ressources naturelles sert d’abord à alimenter les réseaux de corruption et à financer le train de vie insolent du clan présidentiel.
Après avoir dilapidé la richesse pétrolière sans sortir le pays de la misère, le clan Obiang continue de brader le sol et le sous-sol équato-guinéen. Mais jusqu’à quand la population asservie supportera-t-elle le pillage impuni de ses richesses nationales sous le couvert de faux projets de développement ?








El dinero público y las tierras guineanas son de abayak