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Dans un contexte où les peuples d’Afrique centrale croulent sous la misère des dictatures, la Commission de la Cemac, pilotée par les affidés du régime de Malabo, vient de signer un nouveau protocole sans lendemain pour relancer le serpent de mer du gazoduc régional. Une énième mascarade bureaucratique de dirigeants corrompus.
Par OLBIF
À Brazzaville comme à Malabo, on continue de vendre du vent aux citoyens pendant que les richesses pétrolières s’évanouissent dans les poches d’une oligarchie vermoulue. Le 29 septembre 2026, au siège de l’APPO, les représentants de ce système décadent ont cru bon de paraper deux protocoles d’accord prétendument destinés à ressusciter le projet de Réseau de pipelines de l’Afrique centrale (CAPS).
Porté par des institutions fantoches, ce premier accord révisé vient remplacer celui conclu le 2 juin 2025 et s’étale sur trois ans pour tenter de recoudre une collaboration artificielle, adoubée par la 44ème session du Conseil des ministres de l’UEAC. Ce chiffon de papier a été cosigné par un certain Baltasar Engonga Edjo’o, qui parade au nom de la Commission de la Cemac, aux côtés du secrétaire général de l’APPO Farid Ghezali et de la présidente du CABEF Nathalie Lum. Un second protocole, taillé pour durer également trois ans entre le CABEF et l’APPO, vient piteusement reconduire des études de préfaisabilité et de faisabilité embourbées depuis 2022 et restées inachevées malgré l’expiration d’un précédent accord en septembre 2025.
Sous l’œil complice de commis aux ordres — à l’instar du ministre congolais des Hydrocarbures Stev Simplice Onanga, du représentant de la Gabon Oil Company Hervé Bertrand Nnang Engue, de Poaty Brice Sébastien de la SNPC, sans oublier l’observateur de l’ambassade des États-Unis —, les signataires agitent la carotte d’un réseau pharaonique de 6 500 km de gazoducs et oléoducs censé interconnecter onze pays. Un mirage de plus sur le papier, destiné à relier des stations de pompage, des terminaux GNL, des raffineries et des dépôts de stockage pour prétendument ravitailler les nations enclavées.
Mais qui peut encore gober les mensonges de ces prédateurs en col blanc ? À quoi bon planifier des hubs de distribution de gaz et d’hydrocarbures quand les immenses richesses de l’Afrique centrale ne servent qu’à financer le train de vie indécent des familles régnantes et de leurs laquais ? En remettant en scène ces mascarades technocratiques, le clan Obiang et ses satellites cherchent désespérément à camoufler l’échec abyssal d’une gouvernance mafieuse. Les peuples d’Afrique centrale, meurtris par la tyrannie, ne se laisseront plus jamais abuser par ces promesses de dupes.