Mantente Informado y Participa en la Comunidad
Ingrese su dirección de correo electrónico a continuación y suscríbase a nuestro boletín

Après 35 ans de gestion autoritaire, le régime Obiang se tourne vers la Banque mondiale pour financer une transition numérique qu’il n’a jamais été capable de construire seul.
Sous la houlette d’Honorato Evita Oma, le pouvoir de Malabo tente désespérément de décrocher un financement de la Banque mondiale, une première depuis 35 ans. Derrière les grands discours sur la transition numérique et la cybersécurité se cache une manœuvre de survie d’un clan mafieux aux abois, incapable de moderniser le pays sans mendier l’expertise internationale.
Par OLBIF
Trente-cinq ans de gestion calamiteuse, de pillage des ressources et de dictature aveugle finissent toujours par rattraper leurs auteurs. Acculé par la banqueroute financière qu’il a lui-même organisée, le régime d’Obiang Nguema se tourne piteusement vers les institutions internationales qu’il a si longtemps méprisées, espérant décrocher un chèque providentiel sous prétexte de «transformation numérique«.
Réunis à grands frais au siège de la BEAC à Malabo, des technocrates aux ordres s’activent autour de spécialistes étrangers pour pondre des stratégies nationales et des cadres juridiques vantés comme révolutionnaires. On nous promet monts et merveilles : lois sur les services numériques, incubateurs pour la jeunesse, protection des données et création d’un millier d’emplois. Autant de promesses en toc dans un pays où la liberté d’expression est étouffée et où le moindre outil technologique sert d’abord les penchants paranoïaques du pouvoir en matière de surveillance et de censure.
Car derrière l’euphorie affichée autour de ces ateliers avec les représentants de la Banque mondiale, l’objectif réel du clan au pouvoir reste le même : verrouiller le contrôle de l’économie, attirer de quoi renflouer des caisses vidées par la corruption endémique, et faire illusion auprès d’une jeunesse abandonnée à son sort. Un cadre réglementaire transparent et stable ne verra jamais le jour sous la férule de ceux qui ont érigé le vol d’État en mode de gouvernance.
En quémandant ainsi l’aval et les fonds des institutions internationales, le clan au pouvoir signe l’aveu éclatant de son échec. Les ateliers de façade et les promesses d’incubateurs technologiques ne changeront jamais la nature profonde d’une dictature incapable de faire prospérer le pays autrement que par l’aumône et la rapine.