
Pétrole et Chine : L’illusion des excédents face à la faillite du régime de Malabo
La CEMAC affiche un excédent commercial avec la Chine grâce aux hydrocarbures. En Guinée équatoriale, ces chiffres masquent une réalité plus sombre : la richesse pétrolière ne se traduit ni en diversification économique ni en amélioration des conditions de vie.
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Alors que la CEMAC affiche un excédent commercial avec la Chine grâce à ses hydrocarbures, la Guinée équatoriale brandit ses chiffres. Mais derrière cette prétendue bonne santé économique agitée par le clan Obiang, la réalité est implacable : les pétrodollars s’évaporent dans la corruption pendant que le peuple croupit dans la misère.
Par OLBIF
Une manne financière confisquée par le clan
Les chiffres ont cette cruauté de révéler ce que les tyrannies s’échinent à masquer. Un récent panorama des échanges extérieurs met en lumière un clivage saisissant entre l’Afrique centrale et l’Ouest africain. Portée par la vente de son pétrole et de son gaz, la zone CEMAC — incluant le Congo, le Gabon, le Tchad et la Guinée équatoriale — bénéficie d’une balance commerciale excédentaire face à l’ogre chinois. Une performance structurelle que l’UEMOA peine à imiter, hormis le Niger qui développe à son tour son propre eldorado pétrolier avec Pékin.
Pour les autocrates de la sous-région, et en premier lieu pour le gouvernement illégitime de Malabo, cet excédent est pain bénit. Il sert d’alibi pour justifier une gestion économique calamiteuse et faire croire à une prospérité retrouvée. Ne nous y trompons pas : cette aisance financière apparente n’est qu’un miroir aux alouettes.
Le mirage des exportations face à la misère sociale
Dans notre pays, la géologie s’est montrée généreuse, mais la gouvernance a tout pillé. Les millions de barils exportés vers les raffineries asiatiques alimentent massivement les caisses de l’État. Pourtant, quel est le sort réservé aux Équato-guinéens ?
Contrairement aux nations vertueuses où les revenus des matières premières financent les hôpitaux, les écoles et les infrastructures de développement, ici, la rente pétrolière est privatisée. Les contrats négociés avec la Chine profitent exclusivement à une caste de corrompus et de népotistes. Les titres ronflants des membres du gouvernement ne masquent pas leur incompétence : ils gèrent le pays comme une entreprise familiale, transformant les richesses nationales en comptes offshore pendant que la jeunesse est privée d’avenir.
Un bilan humain lourdement déficitaire
À l’heure où les institutions internationales pressent les États d’utiliser ces rentes pour diversifier leurs économies et bâtir de véritables chaînes de valeur locales, les dirigeants d’Afrique centrale persistent dans leur logique d’extractivisme aveugle.
Les balances commerciales ont beau afficher des excédents flatteurs avec Pékin, le bilan humain, social et démocratique de la dictature reste dramatiquement déficitaire. Aucun décret signé au Palais ne pourra effacer cette vérité : tant que le pouvoir appartiendra à un clan mafieux au mépris du peuple, la Guinée équatoriale restera un pays riche habité par des pauvres.











