Catastrophes en Afrique centrale : à Brazzaville, les émissaires de Malabo jouent les humanitaires pendant que le clan Obiang pille le pays

Les émissaires de Malabo jouent les humanitaires à Brazzaville pendant que le clan Obiang pille leur propre pays. Une solidarité de façade dénoncée par OLBIF.

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Réunis à Brazzaville pour harmoniser les télécommunications d’urgence face aux catastrophes, les représentants du régime de Malabo tentent de faire bonne figure. Une hypocrisie de plus pour une dictature clanique qui brille par son incurie et laisse le peuple équato-guinéen démuni face aux crises.

Par OLBIF

Pendant que des experts se creusent les méninges dans la capitale congolaise en ces 15 et 16 septembre pour sauver des vies grâce aux réseaux d’alerte, les agents du clan familial au pouvoir en Guinée équatoriale se complaisent dans leur rôle de figuration.

Organisé sous l’égide de l’Union internationale des télécommunications et de l’Assemblée des régulateurs de l’Afrique centrale, cet atelier régional vise à doter les pays de la CEEAC d’un cadre commun pour les Plans nationaux de télécommunications d’urgence. L’enjeu est pourtant clair : garantir la continuité des communications, coordonner les secours et acheminer l’aide en cas d’inondations ou de tempêtes transfrontalières. Une noble ambition pour des États véritablement soucieux du bien-être de leurs administrés.

Mais dans le cas de la Guinée équatoriale, l’exercice relève de la pure comédie institutionnelle. Envoyer des délégués pérorer sur la résilience numérique et la solidarité sous-régionale alors que le pays subit la coupe réglée d’une oligarchie corrompue frôle l’indécence. À Malabo, les infrastructures de base manquent cruellement, l’argent public est détourné vers les comptes offshore de la famille régnante, et la protection des citoyens est le cadet des soucis d’un pouvoir dictatorial arc-bouté sur ses privilèges.

Beau paradoxe que celui de ces fonctionnaires zélés venus parader au Congo : ils s’activent sur le papier pour parer aux catastrophes naturelles, tout en ignorant superbement que la plus grande catastrophe qui frappe la Guinée équatoriale depuis des décennies reste précisément le régime qu’ils représentent si piteusement.

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