Mirage sanitaire aux États-Unis : quand le clan Obiang maquille la faillite des hôpitaux avec des promesses de drones

Le régime d’Obiang présente aux États-Unis des projets de télémédecine et de livraison par drones, tandis que les hôpitaux de Guinée équatoriale restent privés de services essentiels.

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La faillite des hôpitaux en Guinée équatoriale n’empêche pas le clan Obiang de vendre aux États-Unis un nouveau mirage technologique. Entre télémédecine, satellites et livraison de médicaments par drones, le régime tente de dissimuler l’effondrement d’un système de santé ruiné par des décennies de pillage, de népotisme et d’abandon.

Par OLBIF

Les voyages de complaisance se suivent et se ressemblent pour les serviteurs zélés du pouvoir en place. Conduite par le dénommé Mitoha Ondo’o Ayecaba, membre d’un gouvernement illégitime, une cohorte d’apparatchiks, flanquée de Florentino Abaga Ondo Ndoho et de Matilde Riloha Rivas, s’offre une tournée américaine sous le parrainage de la Fondation Bill & Melinda Gates et de l’Université de Californie. Au programme de cette opération de communication de haut vol : des partenariats avec l’entreprise 19Labs et des projets futuristes à grand renfort de stations de télémédecine, de connexions par satellite Starlink et de livraison de médicaments par drones longue portée pour desservir Bioko, la région continentale et l’île d’Annobón.

Mais qui peut encore croire à ces contes de fées technologiques ? Présenter ces initiatives comme le gage d’une révolution sanitaire relève de la pure mystification politique. Dans la Guinée équatoriale réelle, celle que le peuple subit au quotidien sous le joug d’une dictature corrompue et oppressive, les structures médicales nationales manquent cruellement de l’essentiel : médicaments de base, électricité stable, eau potable et conditions d’hygiène élémentaires. Vouloir transformer le pays en laboratoire high-tech pour redorer le blason d’un clan cleptomane ne changera rien à la misère sanitaire qu’ils ont eux-mêmes instaurée et entretenue.

Les drones auront beau voler au-dessus de la jungle et des îles, ils ne pourront jamais transporter assez de vitesse pour rattraper la faillite morale d’un régime finissant. À Malabo, on s’échine à moderniser l’emballage, mais le contenu demeure tristement vicié par des décennies d’arbitraire et de mépris pour la vie humaine.

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