Guinée Équatoriale : Plus de 40 ans de régime, toujours dans le noir de l’inégalité énergétique

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Plus de quarante longues et tumultueuses années de pouvoir pour le régime de Malabo, et le constat est accablant : l’accès à l’électricité demeure un luxe inégalement réparti en Guinée Équatoriale. Alors que le vice-président Obiang Nguema Mangue s’entretient avec les entreprises chinoises Cemec et Sinohydro pour un projet de maintenance du réseau électrique national, d’un coût estimé à 15 milliards de francs CFA, cette initiative sonne davantage comme un aveu d’échec persistant que comme une réelle avancée.

Par OLBIF

Le 8 mai dernier à Malabo,»le Vice-dieu du royaume des Obiang», a reçu les représentants des entreprises chinoises Cemec et Sinohydro, pour examiner apprend-on, les contours de maintenant du réseau électrique national. Ce projet, visant à «renforcer un secteur stratégique», intervient dans un contexte où les «fortes disparités d’accès à l’énergie» sont une réalité criante. Les chiffres de la Banque mondiale sont éloquents : à peine 60% des populations urbaines bénéficient d’un accès régulier à l’électricité, un taux qui s’effondre à moins de 20% en milieu rural. Comment un pays dirigé depuis plus de quatre décennies peut-il encore afficher de telles disparités dans un besoin aussi fondamental que l’électricité ?

L’annonce de la remise à niveau de la centrale thermique Turbogas de Bata et d’un appui technique à Mongomeyen soulève des questions légitimes. Pourquoi de telles mesures ne sont-elles prises qu’aujourd’hui ? Où sont passés les investissements antérieurs ? Cette soudaine urgence à «moderniser un secteur électrique» ne révèle-t-elle pas une gestion lacunaire et un manque de vision à long terme de la part du régime en place ?

Si l’intention affichée d’améliorer l’offre énergétique pour soutenir le développement économique est louable, elle peine à masquer une réalité amère : celle d’une nation où une partie significative de sa population est laissée dans l’obscurité, symbole criant d’une inégalité persistante sous un régime pourtant bien établi. Ce nouveau projet avec des entreprises chinoises ne doit pas être perçu comme un gage de progrès inéluctable, mais plutôt comme un énième palliatif face à un problème structurel qui n’a cessé de s’aggraver sous le règne actuel. La Guinée Équatoriale mérite mieux que des rafistolages tardifs ; elle a besoin d’une politique énergétique équitable et pérenne, ce que plus de 40 ans de pouvoir n’ont visiblement pas su garantir.

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