New York : Malabo s’offre en spectacle sur la scène onusienne

À New York, Teodoro Nguema Obiang Mangue conduit une nouvelle fois la délégation de Guinée équatoriale à l’Assemblée générale de l’ONU, avec un discours axé sur le développement, l’énergie et la sécurité alimentaire.

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Dans un contexte de misère qui ronge l’intérieur des terres équato-guinéennes, le clan au pouvoir s’offre une nouvelle tournée new-yorkaise. À la tribune de la 81e Assemblée générale de l’ONU, le fils du dictateur tente une fois de plus de faire illusion devant les caméras internationales.

Par OLBIF

À New York, les habits de lumière coûtent cher, mais c’est le contribuable équato-guinéen qui règle la facture. Pour la cinquième fois, celui que le népotisme ambiant a juché au poste de vice-président a pris la tête de la délégation nationale à l’occasion de la 81e Assemblée générale des Nations Unies, un grand raout diplomatique mondial qui s’ouvre sous le slogan hypocrite de la restauration de la confiance.

Loin des réalités d’un pays saigné à blanc par des décennies de prédation et de mauvaise gouvernance, la délégation du régime est venue dérouler sa traditionnelle litanie de promesses sur la diversification économique et le développement du secteur énergétique. Entre deux sourires adressés à la presse internationale et l’écoute distraite des discours d’ouverture prononcés par le Brésilien Luiz Inácio Lula da Silva et l’Américain Donald Trump, Teodoro Nguema Obiang Mangue fait mine de se préoccuper de sécurité alimentaire, d’énergies propres et de développement durable. Un écran de fumée grossier quand on sait que la manne pétrolière a toujours servi à garnir les comptes offshore de la nomenklatura plutôt qu’à remplir les assiettes des citoyens.

Pendant que les dorures de Manhattan accueillent cette pantomime politique, les hôpitaux de Malabo et de Bata manquent cruellement de tout, illustrant l’abîme insondable entre la propagande officielle et la tragédie quotidienne d’un peuple maintenu en marge. À l’heure où plus de cent quatre-vingt-dix États membres débattent de l’avenir de la planète, le régime équato-guinéen démontre une fois de plus qu’il n’a qu’une seule véritable priorité : pérenniser une dictature familiale sur les dépouilles d’une nation exsangue.

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