
Crise en CEMAC : La BEAC au secours des régimes en faillite
La crise financière qui frappe la CEMAC replace la BEAC dans le rôle de sauveteur de régimes incapables de corriger des années d’endettement, de gaspillage et de mauvaise gestion.
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Incapable de s’extraire de la spirale de la mauvaise gouvernance, les autocraties de la CEMAC, du Cameroun au Gabon en passant par le Congo, voient leurs économies vaciller. Face au blocage des négociations avec le FMI, la Banque centrale s’active en urgence pour éviter l’asphyxie financière de ces régimes corrompus qui pillent leurs peuples.
Par OLBIF
À force de siphonner les caisses publiques et de confisquer les richesses nationales au profit de clans familiaux insatiables, les potentats d’Afrique centrale se retrouvent le dos au mur, réduits à quémander l’assistance des institutions financières internationales pour éviter l’implosion.
La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), habituellement prompte à plier l’échine devant les oukases des palais présidentiels, se mue aujourd’hui en médiatrice de la dernière chance. L’institution tente désespérément de dénouer les fils de discussions enlisées entre le Fonds monétaire international (FMI) et les gouvernements du Cameroun, du Congo et du Gabon. Transparence budgétaire aux abonnés absents, dettes opaques et réformes sabordées par l’incompétence chronique des élites au pouvoir : les bailleurs de fonds ne veulent plus signer de chèques en blanc à des régimes habitués à l’impunité.
Cette fébrilité monétaire cache mal une réalité implacable. Sans les perfusions du FMI, les réserves de change communes s’étiolent, menaçant l’édifice tout entier du franc CFA. Incapables de s’imposer la moindre rigueur éthique ou financière, ces gouvernements de prédateurs préfèrent faire peser le poids de leur faillite sur les banques locales et l’économie réelle, condamnant des millions de citoyens à la précarité pendant que les oligarques continuent de parader.
À l’heure où les échéances politiques de ces tyrannies menacent de dynamiter les équilibres macroéconomiques, la BEAC joue une partie désespérée. En voulant perfuser artificiellement des systèmes gangrenés par la corruption, la banque régionale risque d’être emportée dans la chute d’un modèle à bout de souffle.











